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L’ENSEIGNEMENT, L’ECOLE…..

L’ ECOLE , L’ ENSEIGNEMENT ET LES CONTINUELLES REFORMES
Pour juger de l’opportunité des continuelles réformes il est nécessaire de se comparer avec les autres
pays développés et surtout de voir ailleurs ce qui a été fait, ce qui marche et ce qui donne des résultats.
Au niveau mondial, pour l’école primaire l’ OCDE a mis en place un outil qui, même s’ il est parfois
controversé, mesure f’ efficacité des systèmes éducatifs. Cet outil est le classement PISA.
En 2012 ce classement mettait la FRANCE au 25ième rang en mathématiques, au 21ième rang en
compréhension de l’écrit et au 26ième rang en sciences. En 2015 la FRANCE a encore reculé, elle se
placerait autour du 27ieme rang en règle générale.
Cette évolution a débuté il y a de très nombreuses années. Elle est le résultat d’ un manque de
courage des gouvernants à évaluer et résoudre les vrais problèmes.
Il y a 3 ans les rythmes scolaires ont été modifiés pour permettre l’ exercice d’activités dites
« d’ouverture ». Aucun budget n’ayant été attribué, seules les communes riches ont pu développer des projets
pérennes.
Il y a 3 mois le ministre de l’éducation a provoqué une levée de bouclier en voulant supprimer
l’ enseignement des langues anciennes, pour les remplacer par ?…
Encore plus récemment le même gouvernement a tenté de limiter à certaines communes urbaines la
possibilité de maintenir des classes bi-langues…
Nous n’ en sommes pas arrivé là par manque de moyens mais par manque de vision globale.
Les études de l’ OCDE ont montré que le numérique apportait peu de progrès notables dans les pays
où il a été développé et que les nouvelles technologies ne sont pas d’un grand secours pour combler le vide
entre les élèves favorisés et les élèves défavorisés. Les moyens matériels ne sont pas la cause de nos échecs.
Maintenant nous allons légiférer sur l’opportunité de conserver des accents circonflexes et des traits
d’ union!..
Je terminerais en citant ce qui se dit dans une grande école internationale de management:
« En FRANCE on donne un enseignement minimum, tant pis pour les plus brillants. En ASIE on sélectionne
les meilleurs et tant pis pour ceux qui ne suivent pas ». En FRANCE, au vu des réformes successives, nous
ne voyons pas quels sont les objectifs poursuivis ni la cohérence des réformes.

P. BARONETTI, délégué départemental MODEM
« Le gouvernement n’avait probablement pas assez à faire avec le
chômage, les déficits, les gouffres de nos régimes sociaux, le terrorisme et le malêtre
de notre pays. Il a trouvé utile et urgent de faire renaitre, en catimini, une
polémique ( sur l’orthographe ) que l’on croyait éteinte depuis un quart de siècle.
Certains croient qu’ il s’ agit d’ une manoeuvre de diversion…. ». Toutefois,
« Cette manoeuvre n’est pas anodine car la société va se couper en deux, ceux qui
sauront ( l’ écrit ) et ceux qui ne sauront pas en créant un clivage de plus ».
« Ils prétendent ( nos actuels gouvernants ) que c’est cela le progressisme.
C’ est le contraire: si le progressisme a une définition, c’est l’ émancipation des
esprits. En privant les futurs adultes de ces racines et de ces repères, ils facilitent
au contraire la tâche des manipulateurs. …Ajoutons que prétendre que ces
simplifications imposées facilitent en quoi que ce soit l’acquisition de
l’ orthographe par les élèves est une plaisanterie de garçon de bains. »
Extrait de l’entretien de F. BAYOU dans le JDD du 7 février 2016

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